Réseau africain pour l’amélioration
Diagnostic, épidémiologie et gestion
d’agents infectieux courants

L’objectif premier du projet ANDEMIA est : Réaliser des activités de recherche essentielles, renforcer les capacités et renforcer les collaborations et les réseaux en vue d’améliorer la détection, le contrôle, le traitement et la prévention des infections aiguës des voies respiratoires (RTI) et gastro-intestinales (GI), des maladies fébriles aiguës de cause inconnue (AFDUC) et de l’émergence de la résistance antimicrobienne en Afrique subsaharienne.

Notre principale hypothèse de recherche est :

  • Les interventions adoptées localement et fondées sur des données de surveillance intégrées (intégrant des données cliniques et de laboratoire) sont plus efficaces pour améliorer les résultats pour les patients et la prévention des maladies que les programmes verticaux.
  • Une capacité et une compétence adéquates dans la gestion des maladies infectieuses communes se traduiront par une capacité accrue de gérer toutes les menaces de maladies infectieuses.

Le paquet de travail Renforcement des capacités vise à:

  • Modernisation de l’infrastructure médicale et des laboratoires des cliniques sentinelles
  • Développer les carrières médicales, techniques et scientifiques par des cours de formation de courte durée sur place dans les disciplines pertinentes (p. ex. diagnostic, gestion des données).
  • Renforcement des capacités individuelles par la formation d’étudiants à la maîtrise et au doctorat

Le paquet de travail Health Networking vise à :

  • Lier le projet aux acteurs locaux de la santé (par exemple l’OMS, les ministères de la santé et de la recherche) en installant des conseils consultatifs nationaux.
  • Relier le projet aux réseaux internationaux de formation
  • Renforcer les liens entre les institutions partenaires, notamment entre l’Afrique du Sud et les pays partenaires francophones.

Le paquet de travail Recherche est divisé en tâches de recherche 1 à 6, qui sont interreliées, comme le montre la figure ci-dessous.

Tâche 1: Caractérisation des sites sentinelles

  • Nous étudions le lien entre la maladie et la qualité du milieu hospitalier, les facteurs de risque écologiques, environnementaux et comportementaux en comparant les sites urbains (hôpital) et ruraux (petites cliniques, contact étroit avec la faune et/ou le bétail) situés dans différentes conditions climatiques et de biodiversité.

Tâches 2–4: Surveillance active des maladies

  • Nous mesurons l’incidence de RTI, GI et AFDUC dans les pays cibles Burkina Faso, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo et Afrique du Sud.
  • En même temps, nous identifions les agents infectieux responsables des trois syndromes chez jusqu’à 1200 patients par an, par syndrome et par pays cible.
  • Après 2 ans de surveillance ciblant un large panel d’agents potentiellement responsables de RTI, GI et AFDUC, la surveillance “large” va passer à une surveillance “ciblée” des pathogènes d’importance régionale, basée sur nos résultats

Tâche 5: Enquêtes spécifiques

  • Notre objectif est d’identifier les tendances actuelles de l’utilisation et de la résistance aux antibiotiques chez les humains et les animaux, l’état du traitement et les mesures de contrôle des infections actuellement appliquées en ce qui concerne les syndromes étudiés.
  • Nous tentons également d’identifier les sources d’agents pathogènes qui, selon nous, sont à l’origine de RTI, GI et AFDUC chez les humains dans les régions cibles.

Tâche 6: Mettre en œuvre les meilleures pratiques d’intervention

  • Les interventions appropriées seront guidées, telles que l’adaptation des lignes directrices pour le diagnostic et le traitement, l’encouragement de l’utilisation appropriée des antibiotiques, la mise en œuvre de tests diagnostiques rapides le cas échéant, et l’introduction de mesures de contrôle des infections et de gestion des foyers.
  • Nous espérons que nos conclusions seront prises en compte dans les systèmes de santé nationaux.